Partager l'article ! Chapitre 4: Chapitre 4 : Loup J’entendis la voiture de Léo entrer dans la coure, peut être trois minutes a ...
J’entendis la voiture de Léo entrer dans la coure, peut être trois minutes après le départ d’Alice. A nouveau, je me demandais comment elle avait pu prévoir le retour de mon chéri avec autant de
précision. Chance ? Ou réelle prémonition ? Je ne savais plus quoi penser.
Cette jeune femme me paraissait étrange, pourtant tout en elle m’attirait, me donnait confiance. En sa présence, je me sentais en sécurité. Possible qu’après avoir vu cet être brillant dans la
forêt, je cherchais à me rassurer et que la présence d’Alice avait ce rôle.
Assise dans le canapé, je réfléchissais. J’entendis la porte d’entrée se refermer et Léo apparu dans le salon. Je ne lui laissais pas le temps d’ouvrir la bouche, je sautais du canapé pour me
jeter dans ces bras. Je l’embrassais avant de l’enlacer, comme si ne nous étions pas vus depuis quinze jours. Il me serra dans ses bras à son tour, la chaleur qui émanait de son corps contrastait
fortement avec le froid glacial que j’avais ressenti dans l’étreinte amicale d’Alice. Les deux extrêmes.
Léo me regarda dans les yeux, en fronçant les sourcils.
- Pouaaaa, mon cœur, c’est quoi ce nouveau parfum ? Me demanda-t-il avec une moue dégoutée.
- Le même que d’habitude, je n’ai pas changé !
- Tu plaisante ! Tu sens vraiment fort, je ne pourrais pas décrire cette odeur. Je n’aime pas du tout. Tu es allée câliner un hippopotame ce n’est pas possible !
- Bien sûr ! Je me suis roulée dans la litière de tous les animaux du zoo.
- Je ne sais pas ce que tu as fait, mais tu sens mauvais !
Il se mit à rire et me relâcha. D’un seul coup ses yeux s’agrandir de stupeur ?
- Quoi encore?
- C’est quoi ces vêtements ?
J’avais oublié, je portais toujours les vêtements qu’Alice m’avait offert.
- C’est un cadeau de ma nouvelle amie, Alice. Nous sommes allées nous promener, mais avec la pluie j’ai vite été trempée. Heureusement, elle avait prévu des affaires de rechange et voilà ! C’est aussi simple que ça.
- Ton amie à très bon goûts, tu es resplendissante.
Le gène m’envahie, le rouge dû me monter au joues et je baissais la tête pour échapper à son regard.
- Je ne suis pas très à l’aise, tu sais que je n’ai pas l’habitude de porter ce genre de choses.
- Il faudra bien t’y faire ! Maintenant que je t’ai vu comme ça, tu as intérêt à les remettre. Me dit-il en souriant de toutes ses dents.
- Tu ne vas pas me croquer quand même ? Provocatrice je m’approchais petit à petit de lui.
- Pas de risque pour le moment ! Tu sens vraiment trop fort, tu pues!
A peine sa phrase achevée, il me souleva de terre, me chargea sur ses épaules comme un sac de patates et m’emmena dans la salle de bain.
- Douche obligatoire avant quoi que ce soit mon cœur !
Je glissais mes pieds sous les draps et m’allongeais. Morphée ne mis pas longtemps à venir me chercher et m’emmener au pays du sommeil. Je rêvais, j’étais allongée
sur la plage, le soleil me chauffait la peau et le sable glissait sur mes pieds. Vraiment agréable. Soudainement, le rêve vira au cauchemar. Je me rendais compte que je ne pouvais plus bouger, le
soleil se rapprochais de moi, sa chaleur de plus en plus importante me brûlait. Je voulais crier mais aucun son ne sortait de ma bouche… Je m’éveillais, toute transpirante, encore sous le choc de
ce que venait de me faire vivre mon inconscient. Léo dormait paisiblement à coté de moi. Je me collais contre lui pour me rendormir, IMPOSSIBLE, il était brûlant. Enfin, brûlant, il ne faut pas
exagérer non plus, mais sa température était bien plus haute que la mienne, comme une bouillote. Je ne l’avais jamais vu avoir aussi chaud. Il paraissait pourtant paisible, il dormait un sourire
aux lèvres, pas de signes de fièvre. Fanely, arrête de t’inquiéter, c’est sans doute toi qui a pris froid. Je m’installais sur le ventre, la tête dans l’oreiller et la couverture remontée
jusqu’au nez, bien au chaud, mais moins que contre mon chéri. Je ne mis pas longtemps à me rendormir dans un sommeil sans rêve cette fois ci.
Pour la deuxième fois de la nuit j’ouvris les yeux, il me semblait entendre des hurlements dans un nouveau songe. Léo n’était plus à coté de moi, la place était froide ce qui me fit penser qu’il devait être debout depuis longtemps. Le réveil indiquait quatre heure, j’avais encore le temps de dormir. J’attendis quelques minutes mais Léo ne revint pas, je décidais donc de me lever pour voir si il allait bien. Sortant de la chambre, je vis la porte d’entrée grande ouverte. Je m’apprêtais à sortir sur le balcon quand je fus figée par un long hurlement. Pas un cri humain mais animal, celui d’un loup, comme on peut les entendre dans les films. Un long frison descendit le long de ma colonne vertébrale. Que devais-je faire, fermer la porte en vitesse ? Oui mais Léo était sans aucun doute dehors, sinon pourquoi la porte serait-elle ouverte. Un deuxième hurlement, plus long et plus strident celui là, comme si la bête avait peur. Paniquée, je réussis malgré tout à m’armer de courage et sortis sur le balcon. Je regardais par-dessus la rambarde vers la coure, rien.
- Léo !!!!!!!!!!!
Pas de réponse, seul un bruit de branche cassée me parvint. Je fis silence pour ne pas provoquer la bête si c’était bien elle. Le vent était glacial, tout mon corps tremblait, je ne savais si c’était plus de froid que de peur.
- Léooooo !
- Je suis là Fanely. Il sortait de sous les arbres. Arrête de crier s’il te plait.
- Hein !!! Tu veux que je m’arrête alors que tu es dehors et qu’un loup se ballade dans les parages !
- Calme-toi ! Je vais bien. Je suis sorti quand je l’ai entendu la première fois pour le voir.
- Tu es vraiment fou, il aurait pu te blesser !
J’étais en colère, il était complètement stupide. Il remontait les escaliers et arrivait vers moi. Simplement habillé de son boxer, il ne semblait pas sentir le froid glacial de cette nuit de février.
- Tu vas prendre froid habillé comme ça en plus !!!
- Je vais bien mon cœur, je vais bien.
Je remarquais à la lueur de la lune que les épaules de Léo étaient plus saillantes que d’habitude, il avait du reprendre la musculation sans m’en parler. Je ne m’en étais absolument pas rendu compte, ces biceps ressortaient bien ainsi que ces veines, visibles le long de ces bras, ces muscles pectoraux formaient deux rectangles parfaitement symétriques et en dessous naissaient ce j’aimais appeler les « tablettes de chocolat ». Sa peau naturellement bronzée brillait sous les rayons de l’astre, je ne pu m’empêcher de le dévorer des yeux. Il me prit dans ses bras et j’eu bien du mal à rester tranquille, les hormones de la grossesse ne m’aidant absolument pas. Comme par magie toute ma colère s’évapora, comme hypnotisée, je n’arrivais pas à être autoritaire ou méchante avec lui quand j’étais blottie contre son épaule, son corps chaud réchauffant le mien.
- Excuse-moi, dis-je honteuse, je n’aurais pas dû m’énerver. Mais j’ai eu atrocement peur.
- Je ne t’en veux pas, je comprends. C’est plutôt à moi de m’excuser de t’avoir effrayé ainsi.
Il posa sa main sur mon ventre avant de poursuivre.
- Il faut que je fasse plus attention, je ne veux pas prendre le risque de perdre toi et le bébé.
Il me caressait le dos pour m’aider à retrouver mon calme. Me soulevant comme quelques heures plus tôt il me ramena
dans la chambre où je me rallongeais, il se calla contre moi, je ne résistais pas longtemps et m’endormis.
Au matin, Léo me parut énervé, agité comme si quelque chose le contrariait, ne voulant pas l’irriter davantage je ne dis rien. Pourtant, pendant le petit déjeuner il me sembla de plus en plus
pensif. Il se décida enfin à parler.
- Mon cœur, je vais aller passer quelques jours chez mes parents.
- Ha ? Je peux savoir pourquoi ?
- J’ai besoin de parler à mon père.
Il dû s’apercevoir de mon air inquiet car il poursuivit.
- Rien de bien grave ne t’en fait pas ! Je serais vite de retour.
- Tu ne peux pas attendre que j’aie un jour de repos pour t’accompagner ?
- J’aimerais, mais c’est urgent. Je vais profiter du week end pour y aller.
- Je ne peux plus rien dire, ta décision est vraiment prise ?
Il sembla hésiter, nous nous éloignons rarement l’un de l’autre, encore moins pour plusieurs jours, cela était trop difficile. Néanmoins son souci devait être important.
- Oui je dois avoir des réponses rapidement. Je t’appellerais c’est promis !
Je cachais ma tristesse, ne voulant pas rendre son départ encore plus difficile, je n’étais plus une petite fille.
Après des adieux à rallonge, nous prîmes chacun notre voiture, Leo pris la direction de la capitale et moi à l’opposé à l’hôpital.
Ces deux jours me parurent durer une éternité, Léo m’appela pourtant plusieurs fois pour prendre de mes nouvelles, mais je restais inquiète. Je ne connaissais toujours pas la raison de cette
visite, et pourquoi il avait tant besoin de parler à son père. Il rentra le dimanche soir, mais ne m’annonça pas une bonne nouvelle, n’ayant pas eu toutes les réponses par son père il envisageait
d’aller aux Etats Unis pour en discuter avec son grand-père.
- Je n’ai toujours pas l’autorisation de savoir le sujet de ce questionnement ?
- Désolé, mais non mon cœur !
Il semblait vraiment peiné de ne pouvoir m’en dire plus. Quand j’aurais compris moi-même, je te raconterais tout. Pour le moment, il est préférable que tu ne saches rien. J'ai déja appeler mon patron pour le prévenir de mon abscence pour quelques jours.
- Je suppose que je ne peux donc pas t’accompagner ?
- Hélas non. J’aurais préféré mais ce n’est pas possible. Mon père vient avec moi, il en profitera pour revoir sa famille et ses amis qu’il n’a pas vu depuis une décennie.
Je fus soulagée de savoir que Paco serait du voyage, au moins il ne partait pas seul.
- Vous connaissez la date de votre départ ?
- Mon père s’occupe de la réservation des billets d’avion, je ne sais pas encore. Nous logerons chez mon grand-père dans la réserve Quileute, c’est près de la ville de Forks, au nord ouest des Etats- Unis.
- J’aimerais tellement t’accompagner…
- La prochaine fois, je te le promets, tu viendras… Tu vas tellement me manquer !
Il me prit dans ses bras avec force, comme si il avait peur de ne jamais me revoir. En lui rendant son étreinte, j’y fis passer tous mes sentiments, peur, colère, amour, stress… Sans que je ne puisse les retenir, des larmes se mirent à couler le long de mes joues.
- Ne pleure pas, ce n’est qu’un voyage de peu de temps. Je reviendrais vite.
- Je sais, mais je ne peux pas m’en empêcher.
- Pourquoi n’appellerais tu pas ton amie Alice, ou bien Julie ?
- Julie est encore en cours et je n’ai pas le numéro d’Alice, c’est toujours elle qui m’appelle.
- Mince… Ma mère travaille mais elle passera te voir, elle me l’a dit.
- Ne t’inquiète pas, ça va aller.
Je n’en pensais pas moins, mais je ne voulais pas l’inquiéter. Nous passâmes le reste de la journée enlacés sur le
canapé, voulant profiter un maximum l’un de l’autre avant le départ. Un appel de Paco nous tira de notre câlin. Le vol était prévu pour le lendemain après midi, je ne travaillais pas, je pouvais
donc les emmener à l’aéroport. J’aidais ensuite Léo à préparer ces bagages pour une quinzaine de jours, il espérait ne pas s’attarder plus d’une semaine, mais il était prévoyant. La soirée passa
très vite, Léo me murmurant des mots doux à l’oreille pour me rassurer.
Le lendemain, j’accompagnais donc les deux hommes jusqu'au terminal. J’essayai de faire bonne figure mais le cœur n’y était pas, j’étais triste. Devant Paco, Léo et moi, nous fîmes des aurevoirs
simples, sans chichis, c’était peu être mieux ainsi, beaucoup moins difficile. Ils embarquèrent ensuite, j’attendis que leur avion décolle et qu’il disparaisse de ma vue pour rentrer à la
maison.