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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 21:47

Mon histoire débute en 1987, Fanely et Léo, forment un couple heureux et sans histoires jusqu'à ce qu'Alice Cullen et les Volturi entrent dans leurs vies. La première, pour aider notre héroine puisqu'elle est enceinte de Bella et qu'elle est persuadée que ce bébé deviendra l'âme sœur de son frère Edward et les seconds car ils s'intéressent de très près au pouvoir que semble développer Fanely... Mais notre couple ne se laissera pas si facilement manipuler, mais arriveront ils à s'en sortir?

Au travers des chapitres, je vous conduis de la région parisienne à la Push, en passant par Forks où ils rencontreront les Quileutes et les Swan et aussi par Volterra.

Je ne change pas l'histoire de Stefenie Meyer, les personnages que vous connaissez apparaissent au fur et à mesure des chapitres et mon intrigue suis celle de l'auteur, je ne change absolument rien^^

 

Enfin, venez lire et vous comprendrez...

 

 

Par Chippenden
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 22:04

3 février 1987

 

Je retiendrais cette date durant toute ma vie…

 

Le jour où tout a basculé…

 

Je raccrochai vivement le téléphone, un large sourire s’étalant sur mes lèvres. Au fond de moi je le savais déjà, mais je venais d’en avoir la confirmation, j’étais bien enceinte ! Mes analyses de sang étaient positives. Aussitôt, je me précipitai dans la salle de bain et mis en place le stratagème auquel j’avais réfléchi pour annoncer la nouvelle à Léo, mon fiancé. Il devait encore somnoler au chaud sous les couvertures, pourtant, il était déjà dix heures du matin et la lumière du soleil éclairait doucement la pièce en passant au travers des fissures de nos volets en bois. Je sautai alors sur le lit, en faisant bien attention de ne pas écraser ni mon homme, ni la chienne qui avait pris ma place depuis mon réveil.

 

- Léooooooooooo !!!!!

 

- Je ne suis pas sourd Fanely, me dit-il en se cachant la tête sous son oreiller.

 

- Sors de ta tanière loup mal léché, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer. Lui-dis-je en tirant le coussin qui se logeait entre nous.

 

- Tu as intérêt que ce soit effectivement vrai, sinon, gare à toi !

 

Je me mis à rire de bon cœur et sans retenue. Des menaces, il essayait d’avoir le regard noir pour m’impressionner, mais ça ne fonctionnait absolument pas. Je le connaissais trop bien pour savoir qu’il ne ferait jamais de mal à une mouche.

 

- Arrêtes de te moquer et dis-moi ce scoop.

 

Pour toute réponse je soulevai mon tee-shirt pour faire apparaitre mon ventre. J’y avais inscris « Bonjour papa ! » avec mon rouge à lèvres. Les lettres étaient un peu tordues mais le message restait tout à fait lisible. Son absence de réaction commença à m’angoisser,  quand tout à coup, ses yeux se mirent à briller et s’embrumèrent. Il avait comprit !  Les larmes coulaient à présent le long de ses joues, se mêlant aux miennes alors qu’il m’enlaçait tendrement.

 

- C’est vraiment une merveilleuse nouvelle ! L’année 87 commence vraiment bien ! Me dit-il après s’être remis de ses émotions.

 

M’allongeant à coté de lui, je laissais mon esprit divaguer alors que je sentais ses bras musclés se refermés autour de ma taille.

 

Notre histoire d’amour durait depuis  quatre ans maintenant et ma grossesse arrivait presque comme un cadeau d’anniversaire de rencontre, ce qui la rendait d’autant plus magique.

 

Nous nous étions rencontrés, Léo et moi, dans l’hôpital où je travaillais depuis la fin de mes études. Je n’étais à l’époque qu’une jeune infirmière et lui un patient infernal. Nous avions dû conclure un pacte tous les deux pour qu’il se tienne tranquille au lit, laissant le temps à la cicatrice de sa jambe de se refermer, en échange de quoi j’avais accepté un rendez vous au restaurant dès sa sortie du service. Ce n’était d’ailleurs pas vraiment une contrainte et j’aurais pu refuser, mais Léo était tellement beau garçon et j’avais eu le coup de foudre, comme ma meilleure amie aimait le dire. Je ne croyais pas du tout à ce genre de mythe, mais je devais bien avouer qu’au premier regard, des papillonnements s’étaient fait sentir dans mon ventre et mon corps était devenu aussi léger qu’une plume ballotée par le vent. Les origines amérindiennes de Léo donnaient à sa peau une couleur mate dorée particulièrement séduisante, accompagnée d’un cuir chevelu brun corbeau coupé court. Ses yeux bleus azur me donnaient l’impression de sonder mon âme à chaque fois qu’il me regardait alors son sourire me rendait folle et que le son de sa voix calme me faisait voyager.

 

Dés notre première sortie, je sentis au plus profond de mon cœur qu’il serait l’homme de ma vie. Je ne parvenais pas à me l’expliquer, mais je le sentais. Depuis ce jour nous ne pûmes plus passer une journée sans nous voir, complètement accro l’un à l’autre… Inséparables, nous nous installâmes ensemble, dans la maison que j’avais héritée suite à la mort de mes parents. Perdue dans la campagne de la banlieue parisienne, les vaches, les prairies et la forêt étaient nos seules voisines, mais cela ne nous dérangeait pas outre mesure. C’était ici que nous allions nous marier et que nous  voulions élever notre enfant, lui apprendre à marcher, à faire du vélo, à grimper aux arbres … Ici que nous souhaitions lui transmettre nos valeurs et notre éthique.

 

Depuis que j’avais raccroché le téléphone, j’étais toute excitée et rester ainsi dans le lit devenait insupportable. Il fallait absolument que je bouge.  Je décidais donc d’aller marcher avec Chips, notre petite chienne. Aller me balader me détendait toujours et me vidait la tête des mauvaises pensées qui pouvait s’y accumuler. Après avoir embrassé Léo, je pris donc la direction de la forêt, empruntant  les chemins de terre pour être sûre de ne croiser aucune voiture et pouvoir laisser Chips courir tranquille. Elle n’était pas d’une obéissance absolue et avait tendance à foncer sur tout ce qui bougeait. Je m’arrêtai quelques minutes pour faire une caresse à Isis et Hélios, nos deux chevaux et continuai ensuite ma route. Le soleil était au rendez-vous de cette matinée hivernale de février et cela me fis du bien de sentir les rayons chauds sur mon visage alors que la température ne devait pas dépasser le six degrés. A chacune de mes expirations, un nuage de buée blanche sortait de ma bouche et je m’amusai à essayer de former un anneau… Malheureusement je n’étais pas très douée pour cet exercice.

 

Chips trottinait à coté de moi, s’arrêtant parfois pour renifler dans l’herbe, me rattrapant ensuite à la vitesse d’une fusée, les oreilles plaquées contre son cou par le vent.

 

Nous arrivâmes, après quelques minutes de marche, à mon endroit préféré et il nous fallut couper en pleine forêt pour y accéder. Je quittai donc le chemin et m’enfonçai entre les arbres, essayant de ne pas me prendre les pieds dans les racines et autres divers obstacles. J’étais vraiment très maladroite et devait faire particulièrement attention pour ne pas m’étaler de tout mon long sur le sol terreux.

 

Enfin la cabane en pierre apparue. La cadole comme l’appelait mon grand père. Perdue au milieu des bois, peu ou personne ne connaissait son existence. C’était mon lieu secret, mon cocon, même Léo n’était pas au courant. Les murs s’effondraient par endroit tandis qu’un arbre poussait à l’intérieur, commençant à soulever les pierres du toit, recouvertes pour la plupart de mousse variant du vert amande au vert bouteille. Seul le banc en bois qui l’avoisinait était resté idem de toute végétation. La lumière tamisée donnait au lieu un air magique et je m’imaginais à Avallon dans une de ces légendes des chevaliers de la table ronde. Quel calme. Je m’assis sur le banc et fermai les yeux, écoutant le sifflement du vent dans les branches et le chant des rares oiseaux. En quelques minutes toute mon agitation retomba. Je me sentais si bien, tellement heureuse.

 

 Chips s’était endormie à mes pieds, je l’entendais ronfler paisiblement. Je restai donc là, les yeux fermés, respirant calmement et n’arrêtant mon esprit sur aucune pensée, tentant simplement de faire le vide en moi.

 

Soudain, elle se mit à grogner.

 

- Qu’est ce qui t’arrives encore ? Qu’as tu vu ?

 

Elle fixait la forêt en face d’elle. Je me levai alors du banc et regardai à mon tour, mais je ne vis absolument rien. Tout semblait normal, comme d’habitude.

 

- Il n’y a rien, tu es vraiment bête quand tu t’y mets !

 

Pourtant, elle continuait de japper et de grogner, je ne l’avais rarement vu aussi anxieuse. Elle tremblait de tous ses membres alors que ses babines se relevaient et dévoilaient ses crocs. Je la savais peureuse mais ce comportement ressemblait plus à de l’énervement, comme si elle voulait me protéger. Mais de quoi ?

 

- Arrête s’il de plait, gros bébé ! Lui dis-je, plus pour me rassurer moi que pour la calmer.

 

Je retournai m’assoir sur le banc quand  soudain Chips s’élança entre les arbres. En la suivant impuissante du regard, je vis alors ce qu’elle pourchassait. Une silhouette humaine qui brillait de mille feux sous les rayons du soleil, comme si des diamants étaient incrustés dans sa peau et se reflétaient à la lumière de l’astre brulant.

 

 Tout ce passa si vite, à peine une seconde. La « chose » se déplaçait à une vitesse inhumaine, à peine le temps de l’apercevoir qu’elle avait déjà disparue. Je me mis donc à courir pour rattraper Chips.

 

- Chips ! Chips reviens ! Au pied !

 

Tant de questions ce bousculaient dans ma tête. Qui était ce ? Ou plutôt quoi ? D’où venait cette chose ? Depuis combien de temps était-elle ici ? Etait-elle dangereuse ?...

 

- Chips ! Arrêtes toi tout de suite !

 

Mais non, cette maudite chienne continuait de courir comme une folle. Bien plus rapide que moi, elle me distança rapidement. J’essayai d’accélérer, mais la végétation devenait de plus en plus dense et ce qui devait arriver arriva. Je me pris le pied dans une racine et m’étalai de tout mon long, ma tête venant cogner contre le sol couvert de feuilles mortes puisque je n’avais pas eu le reflexe d’amortir ma chute avec mes mains. Je tentais aussitôt de me relever mais je voyais des centaines de milliers d’étoiles défiler devant mes yeux… Puis plus rien, j’avais sans doute perdu connaissance…

 

J’ouvris les yeux. Ma tête me faisait souffrir le martyr comme si un joueur de tambour y avait élu domicile. J’étais allongée sur le banc devant la cabane en pierre. Chips dormait à l’ombre à quelques mètres de moi. Tout avait l’air normal.

 

Que c’était-il passé ? Avais-je rêvé ? Mon excitation et mon imagination m’avaient-elles emmenée dans un songe aussi bizarre ? Je ne comprenais plus rien. Jamais je n’avais fait un rêve aussi réel ou vu un réel si imaginaire. Et si cela avait été un rêve, pourquoi mon pantalon était il déchiré à mon genou.

 

Encore toute perdue, je repris doucement le chemin de la maison. Le soleil était bien haut dans le ciel, il devait être bien plus de midi. Pourvu que Léo ne ce soit pas inquiété de ne pas me voir revenir.

Par Chippenden
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 09:08

Je dormis mal cette nuit là, ne trouvant le sommeil que dans de rares instants. Les souvenirs de la journée me revenaient en tête et je revoyais cette silhouette brillante s’éloigner de moi, sans pouvoir trouver une quelconque explication. Ne sachant pas si elle sortait du réel ou de mon imaginaire, j’avais décidé de ne pas en parler à Léo, il m’aurait prise pour une folle. De toute façon, que m’aurait-il dit de plus…  Inutile de l’inquiéter sur mon état de santé mentale.


Le réveil sonna à sept heures, Léo allait se lever et partir au travail. Je décidai de rester au lit, ma nuit avait vraiment été trop mauvaise.


- Repose-toi mon cœur. Tu n’as pas arrêté de parler et gigoter, ce n’est pas dans tes habitudes. Me chuchota-t-il à l’oreille.


- Oui j’ai fais un cauchemar. Une grasse matinée me fera du bien.


- A ce soir ! dit-il en m’embrassant sur le front, comme tous les matins et une caresse sur mon ventre, nouveau geste qui me fit frissonner.


- A ce soir, travail bien.


J’entendis notre Renault 11 démarrer et s’éloigner. Léo travaillait à Paris dans une entreprise qui élaborait un programme qui était censé révolutionner le monde de l’informatique, un certain Windows. A 24 ans, il avait déjà un poste avec beaucoup de responsabilités, sa connaissance presque parfaite de l’anglais et sa motivation y était pour quelque chose. L’anglais, il l’avait appris depuis son plus jeune âge. Son père était américain et sa mère française, il avait donc eu la chance d’être élevé avec l’utilisation des deux langues et était parfaitement bilingue.


J’adorais les parents de Léo. Sa mère, Elise, était toujours de bonne humeur et un sourire irrésistible illuminait son visage en permanence. Nous étions très complices et cela rendait parfois les deux hommes fous. Son père, Paco, un indien de la tribu Quileute, avait quitté son pays pour suivre la femme qu’il aimait contre l’avis du patriarche de la famille, il n’avait donc plus aucun contact avec eux depuis de nombreuses années. Léo lui ressemblait beaucoup. Très grand tous les deux, les cheveux aussi noirs que du charbon, seul leur longueur étaient différentes. Léo les portait courts et Paco longs. Les yeux en amande de mon chéri étaient ceux de son père, mais le bleu azur qu’ils renvoyaient était bien celui de sa mère. Le teint aussi était un mélange, très mate de Paco et celui pâle d’Elise. Au niveau du caractère Léo  avait hérité de celui de sa mère, en permanence de bonne humeur et positif.


Quand nous allions passer quelques jours de vacances chez eux, Paco me racontait les vieilles légendes de sa tribu. Dans ces rares moments, j’étais pendue à ses lèvres. Je me passionnais pour ce genre d’histoires où se mêle magie et réalité. Moi, la grande rêveuse, passant du temps dans un monde imaginaire, côtoyant des elfes, des fées, des dieux, des sorciers, des valeureux guerriers, des créatures mythologiques… C’est sans doute aussi pour cette raison que je n’avais rien raconté à Léo sur ce qui c’était passé la veille. Il m’aurait affirmé que je devais rêver dans mon monde. Non j’avais bien fait de gardé le silence.


Chips vient se caller contre mes jambes et je me rendormie. Un sommeil sans rêve cette fois plus reposant et  quand je décidais de rouvrir les yeux, il était onze heures passé. Il était grand temps de me lever.


De mon coté j’étais infirmière dans un petit hôpital, à quelques kilomètres de la maison. Je travaillais à mi-temps, mais le salaire de Léo nous le permettait largement. Cela me laissait du temps pour moi. Aujourd’hui, par exemple, je ne travaillais pas, heureusement, je ne suis pas sûre que j’aurai pu être concentrée sur les patients, avec ma tête qui cherchait une solution à cette silhouette brillante.


A la radio passait la dernière chanson du groupe Téléphone :


Le jour s'est levé,

Sur une étrange idée,

Je crois que j'ai rêvé

Oui c’était tout à fait ça, avais je rêvé de cette silhouette ?

Rien de tel pour « commencer » la journée sur le bon pied, qu’un bon rock !  Après une bonne douche et un petit déjeuner je décidai de mettre le nez dehors pour programmer mes occupations de l’après midi en fonction de la météo. Hélas, le temps était nettement moins agréable que la veille. Il ne pleuvait pas mais le gris souris s’étendait dans le ciel et pas un seul rayon de soleil n’arrivait à percer cet épais tapis nuageux.  Chips ne semblait pas vraiment motivée, elle dormait à point fermé sur le canapé. Je décidais donc d’aller faire une ballade à cheval, s’il se mettait à pleuvoir, je n’aurais qu’à galoper pour éviter de rentrer tremper. A priori ce ne m’étais encore pas interdit, autant en profiter d’ici 3 ou 4 mois je ne pourrai sans doute plus. Je partis donc chercher Hélios aux prés et heureux de me voir, il arriva en trottinant. C’était vraiment un animal magnifique, un vrai petit cheval d’indien. Entièrement noir, avec seulement les quatre jambes blanches et un croissant de lune sur la croupe. Après une séance de pansage, nous partîmes tous les deux pour une promenade dans les bois. Je ne pu empêcher mes pensées de divaguer encore et encore sur la silhouette brillante ou  sur mon futur bébé. Hélios choisit donc seul l’itinéraire qu’il voulait, je n’étais décidément pas avec lui. Comme s’il avait deviné que c’était mon endroit favoris, il quitta le chemin et à travers les arbres m’emmena à ma cabane de pierre. Une fois devant je retrouvais mes esprits. Je descendis et le laissais brouter tranquillement. Pas la peine de le surveiller, il ne se sauverait pas, monsieur était bien trop peau de colle. Je m’assis donc sereine sur le banc. Je ne sais combien de temps je restai comme ça, me mêlant au décor, ne faisant aucun bruit, seule ma respiration troublait le silence. Je devenais presque invisible.


J’entendis des bruits de feuilles écrasées, des pas. Persuadée que c’étais Hélios, je n’ouvris pas les yeux.


- Bonjour !


Je sursautai en entendant cette voix. Je ne m’attendais pas du tout à ça, j’ouvris les yeux, en essayant de reprendre un rythme de respiration normal. Une femme se tenait à quelques mètres de moi. Sa peau était blanche comme du marbre, ses yeux dorés brillaient d’une lueur magnifique, je n’en avais jamais vu de tels. Ses cheveux courts et bruns pointaient dans tous les sens. Légèrement plus grande que moi, elle portait des vêtements au top de la mode, pas franchement l’idéal pour se balader ici, mais elle paraissait à l’aise.


- Bon… Bonjour ! Répondis-je surprise


- Désolée de t’avoir fait peur, ce n’était pas mon intention. Je pensais avoir fait assez de bruits pour ne pas te surprendre dans ta rêverie.


- Ce n’est pas grave la rassurai-je. J’étais dans mes pensées, j’ai cru que c’était mon cheval qui approchait, je me suis laissée surprendre.


Elle se mit à rire, un petit rire espiègle, un rire de lutin.


- Je n’avais jamais vu personne ici, je pensais être la seule à connaître cet endroit ! Je me suis trompée a priori. Lui dis-je.


- En fait, je ne connaissais pas. Je me suis perdue. J’ai voulu jouer à l’exploratrice et me voilà…


Cette fois-ci c’est moi qui me mis à rire. La façon dont elle avait dit cette phrase ne me semblait pas crédible du tout. On aurait dit qu’elle cherchait une excuse pour se trouver ici, vers moi. Mais bizarrement je me sentais en confiance.


- Tu pourrais m’aider à retrouver mon chemin ? S’il te plaît.


- Oui bien sûr.


Un sourire étrange s’étendit sur son visage, je ne saurais dire si elle fut surprise par ma réponse ou si au contraire elle s’y attendait.


- Alors par où allons-nous ?


- J’ai laissé ma voiture près de l’église à la sortie du village. Tu vois où ça se trouve ?


- Oui, je vois bien. Ce n’est pas très loin de chez moi. Il nous faudra environ trente minutes pour y retourner, tu t’es vraiment bien perdue.


- Je pensais avoir un bon sens de l’orientation mais il s’avère que non. Rit-elle, comme si ça n’avais aucune importance.


- Je récupère Hélios et nous-y allons ?


- D’accord !!! C’est partit.


Elle ne semblait même pas soulagée de m’avoir trouvé, comme si elle s’y attendait. C’était vraiment étrange. Et plus étrange encore, je n’avais pas peur.


Je passais devant avec Hélios pour lui montrer le chemin. Après quelques minutes et une chute pour moi, nous arrivâmes au sentier. Ouffff, je n’aurai plus besoin de surveiller le sol. Nous continuâmes le chemin côte-à-côte en discutant.


- Au fait, j’ai oubliée de me présenter. Je m’appelle Alice.


- Enchantée ! Je suis Fanely.


- Très joli prénom. Ce n’est pas courant.


Encore une fois, elle ne semblait pas tellement surprise. Comme si elle le savait déjà. D’habitude les gens me regardent bizarrement et me demande où mes parents étaient allés chercher ça. 


- Merci. C’était le prénom de ma grand-mère. Lui dis-je, comme pour devancer une question.


- En tous cas ravie de faire ta connaissance et merci de m’aider à retrouver le destin.


- Destin ?


- Heu chemin pardon.


- Je préfère. Je n’aurais pas trop pu t’aider je pense pour le destin.


De nouveau elle se mit à rire.


- Je n’ai pas l’habitude de voir du monde dans cette forêt. Que faisais-tu par ici ? Si ce n’est pas indiscret bien sur.


- Ho, il n’y a rien d’indiscret. Je viens d’emménager avec ma famille dans la région. Et parfois, être les uns sur les autres devient vraiment insupportable, j’avais besoin de prendre un peu d’air. On m’a parlé de la beauté de cette forêt, je suis donc venue vérifier par moi-même.


- Je comprends très bien. J’ai ce même besoin par moment. Mais la prochaine fois que tu as besoin de t’aérer, appelle moi et ne vas plus te perdre seule.


- Promis, ce sera avec le plus grand plaisir.


Elle dit cela avec une telle certitude que je ne pu que la croire. Nous continuâmes à marcher en discutant de tout et de rien. Nous nous entendions vraiment bien. Nous arrivâmes près de l’église et là je vis une voiture, mais pas n’importe quelle voiture. Une alpine rouge, l’une des plus belles voiture de notre époque et surtout une des plus rapide.


- Waaaaaaouuuuuu ! C’est ça ta voiture ?


- Heu, oui…. Dit-elle après un silence un peu gêné. J’aime la vitesse !


- J’imagine avec ce genre de voiture de sport.


- Ce n’est pas n’importe quelle voiture, c’est la reine !


Elle se mit alors à me vanter les mérites de son engin, je l’écoutais fascinée par le débit de ses paroles. Elle me faisait vraiment rire.


- Tu veux faire un tour ? me demanda-t-elle.

 

- Oui et on met Hélios sur le siège arrière ?


- Oups. Je l’avais complètement oublié. Pardon.


- Une prochaine fois sans problème, j’adorerai.


- D’accord c’est noté. Je n’oublierai pas tu peux me faire confiance.


Mince, moi qui n’aimais pas la vitesse, je n’allais pas pouvoir y échapper, je le sentais.


- Bon, Fanely, il faut que je rentre. Ma famille va commencer à se faire du souci. Merci pour m’avoir aidé. A très bientôt !!!!


- A bientôt! Ne roule pas trop vite.


- Ne t’inquiète pas pour ça, je serais prudente comme d’habitude.


Alice ! Que cette rencontre m’avais fait du bien. En sa présence je n’avais pas une seule fois pensé à mes soucis de la veille. J’espérais vraiment la revoir. J’avais été surprise par certaine facette de sa personnalité, comme le fait qu’elle semblait savoir des choses sur moi avant que je les lui disent, mais j’étais attirée par sa jovialité et sa bonne humeur.


Qui sait, peut-être deviendrions nous amies

Par Chippenden
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 19:35
Chapitre 3 : Ballade sous la pluie


Une semaine plus tard, je n'avais eu aucune nouvelle d'Alice, je pensais donc qu'elle m'avait tout simplement oublié une fois entrée dans son bolide. J'en étais un peu triste, j'aurais aimé la connaître davantage, elle m'intriguait. En rentrant de l'hôpital après une matinée de travail, j'ai reçu un coup de téléphone.

- Allo ?
- Coucou mon cœur, c'est moi !
- Salut toi ! Tout va bien ?
- Oui. Simplement je risque de rentrer plus tard que prévu ce soir. Nous avons une réunion de dernières minutes avec nos collaborateurs américains. Et comme c'est le week end demain, nous n'avons pas d'autre choix.
- Ok, pas de soucis. Rappel moi si jamais ça dure vraiment trop longtemps, que je ne m'inquiète pas.
- Promis. A toute à l'heure. Bisous
- Bisous

J'allais donc passer mon après-midi seule, enfin pas tout à fait, même si je ne sentais pas encore sa présence, je savais que mon bébé était là, au fond de moi. Cette pensée me fis sourire, je me sentais complètement épanouie et heureuse.
Il pleuvait, impossible de m'occuper dehors. Les gouttes se transformeraient bientôt en neige si la température continuait de descendre.
Bon. J'avais eu hier ma première visite chez le gynécologue. Depuis le résultat de ma prise de sang, pour confirmation de ma grossesse, je me posais beaucoup de questions et il m'avait vraiment rassuré. Nous avions calculé ensemble la date présumé de la naissance, 24 septembre 1987.  Suivant l'ordonnance, je pris rendez vous au laboratoire, pour les premiers examens biologiques. Alors que j'allais appeler la maternité,les listes d'attente en région parisienne étaient très longues et je voulais celle la plus proche de chez Elisse et Paco, le téléphone sonna de nouveau.

- Allo ?
- Bonjour Fanely ! C'est Alice.
- Ho salut, comment vas-tu ?
- Très bien merci et toi ?
- Bien, bien. Je me repose vu le temps. En plus Léo va rentrer tard du travail.
- Hé bien, si tu ne fais rien de spécial, je pourrais venir te chercher pour faire ce fameux tour de voiture !
- Haaaa ! Tu n'as pas oublié.
- Non tu rigoles. Et elle partit avec son rire de lutin. Alors, tu es d'accord ?
- Ok, je t'attends !
- Super ! Je serais là dans pas longtemps.
- A tout de suite. Au fait la maison est au bout du chemin caillouteux à gauche après l'église.
- Merci pour l'explication.

Elle n'avait pas pensé à demander, comme si elle connaissait déjà l'adresse. Bizarre. Mais j'étais toujours aussi intriguée.
Il me restait donc quelques minutes avant qu'elle arrive. Je me précipitais dans la chambre, dans mon placard à vêtements. Si on sortait, il fallait que je sois présentable. Alice était une gravure de monde, je ne lui arriverais pas à la cheville, mais je pouvais au moins éviter de ressembler à une paysanne. Un jean avec un chemisier blanc. Etant donné la météo, je sortis également un pull bleu clair, celui qui faisait ressortir le mieux mes yeux. Une autre affaire maintenant, mes cheveux ! Châtains foncés, ils m'arrivaient au milieu du dos quand ils étaient lâchés. Je décidais de les rassembler en une queue de cheval, laissant seulement quelques mèches tomber devant mes yeux. Un peu de maquillage pour masquer la fatigue de la matinée. Du far à paupière rose pastelle et un trait de crayon noir pour faire ressortir mes yeux couleurs chocolat. Un peu de mon parfum préféré, obsession, mélange de bergamote et de mandarines. Voilà j'étais prête.
J'attendis à peine deux minutes et j'entendis frapper à la porte.

- J'arrive

Alice était là sous son parapluie noir à pois rose. Toujours aussi bien habillée, elle devait vraiment adorer les vêtements.

- Salut Lily !
- Salut !... Lily ?
- Tu n'aimes pas ce surnom peut être ?
- Si j'aime beaucoup, personne ne m'appelle comme ça. J'ai plutôt doit à Fane, Fan Fan ... A vrai dire, je crois que Lily est le plus beau que l'on m'a donné. Merci.
- De rien ! Me répondit-elle toute fière. Tu es prête ?
- Oui. Allons s'y !

J'attrapais ma veste, une écharpe et me précipitais sous le parapluie. Je n'aimais pas particulièrement la pluie...
Tout en continuant de parler, nous avions pris place dans la voiture.

- Alice... J'aime beaucoup les voitures, mais j'ai peur de la vitesse.
- D'accord, ne t'inquiète pas je roulerais tranquillement.
- Merci ! D'ailleurs, où m'emmènes tu ?
- J'ai découvert un joli coin, je pense que ça devrait de plaire.
- Hum, tu penses connaitre mes goûts sur quelques discutions... Très intéressant. J'ai hâte de voir ça.
- Oui discutions et observation. Je ne pense pas me tromper, je suis même certaine que ça va te plaire. Tu me diras...

Elle me fit un clin d'œil puis démarra la voiture. Comme promis, elle respecta ma demande et roula à vitesse normale. Elle semblait un peu frustrée de ne pas pouvoir pousser l'engin plus rapidement, mais ne me le dit pas.
Pendant le voyage nous parlâmes de tout et de rien. Je lui racontais mon travail, Léo, les animaux, Léo, le mariage, Léo...

- Vous vous mariez ? Me demanda-t-elle pas vraiment surprise.
- Oui, dans un mois pile demain !
- Tu dois être heureuse et excitée.
- Ho que oui ! J'aime Léo, il me rend vraiment heureuse. Si tu savais, il accepte tellement mes folies sans rien dire. Il est adorable. Et excitée, aussi oui. Un peu stressée je dois dire, j'ai l'impression qu'il me reste des centaines de choses à faire.
- Si tu as besoin d'aide pour quoi que ce soit n'hésite pas ! Mais bon, je pense que tes parents et beaux parents t'aident aussi ?

Je n''arrivais pas à lui répondre. Un silence s'installa, gênant.

- J'ai dit quelque chose qui t'a blessé Lily ? Excuse-moi.
- Ne t'excuse pas.

Je pris une grande inspiration et commençais mon explication.

- Mes parents sont morts il y a des années dans un accident de voiture. J'avais cinq ans, je n'ai que très peu de souvenirs d'eux. C'est mon grand-père qui s'est occupé de moi depuis, il est lui aussi parti l'année dernière. J'ai encore du mal à faire mon deuil. Heureusement que Léo était là pour me soutenir.
- Je suis vraiment désolée je ne voulais pas te faire de la peine.
- Tu ne pouvais pas savoir, ce n'est pas écrit sur mon front. Lui dis-je en souriant timidement.
- C'est vrai... Mais quoi qu'il en soit, si tu as besoin d'aide je serais là pour t'aider dans ces préparatifs.
- J'en serais ravie. Mais pas aujourd'hui. Profitons de ce magnifique après-midi pluvieux.

Nous nous mimes à rire toutes les deux.
Elle me parla ensuite de sa famille, ces parents Carlisle et Esmée, ses frères Emmet et Edward, sa sœur Rosalie et enfin de son petit ami Jasper. Ses yeux s'étaient mis à pétiller de joie quand elle parla de lui.

- J'espère que je pourrais le rencontrer un de ces jours.

Alice ce tendit.

- Jasper est plutôt timide, tout le contraire de moi. Vraiment très timide. Je ne pense pas qu'il acceptera.

Étonnant, j'avais du mal à la croire. Me cachait-elle quelque chose ? J'essayais de ne pas lui montrer mon doute, si elle ne voulait pas me le présenter je respecterais son choix. Nous ne nous connaissions que depuis quelques jours, notre amitié était en construction, je ne voulais pas tout gâcher. Pourquoi étais-je si curieuse tout d'un coup. Alice m'intriguais, j'aurais aimé en savoir plus. Patience Fanely, patience.

- Nous sommes presque arrivées. Il faudra qu'on marche un petit peu.
- Aucun problème. J'ai vraiment hâte de voir ce joli coin.

Elle arrêta la voiture le long du bois. Je ne savais pas du tout où nous étions. Alice avait roulé pendant une heure environ, il pleuvait toujours, nous allions être trempées. Ho et puis peu importe...

- Ce n'est pas loin, nous y serons dans 5 minutes.
- Je te suis cette fois Alice !
- Tu vas adorer !
Son sourire était magnifique. Je n'avais jamais vu pareil perfection, s'en était irréel.
Après quelques minutes, je ne distinguais toujours rien de particulier. Ce n'était sans doute pas aussi beau que ça.

- Ferme les yeux, nous y sommes. Encore une dizaine de mètres. Je veux que tu aies la surprise.
- Ok. Ayé ils sont fermés.

Par peur que je triche, elle plaça l'une de ses mains devant mes yeux et l'autre dans ma main pour me guider. Elles étaient glacées ! Je mis ça sur le compte de la pluie. Avec prudence j'avançais, la main d'Alice fermement dans la mienne. Avec ma maladresse habituelle je n'étais pas très rassurée. Petit à petit, j'entendis le bruit de la pluie qui tombait dans l'eau. L'envie d'ouvrir les yeux étaient énorme.

- Encore quelques pas Lily. Voilà, assied toi.

J'obéissais aveuglement à ses ordres, parfaitement en confiance.

- Tu es prête? Me demanda-t-elle.
- Oui !
- 3 . 2 . 1 . Tadam!

J'ouvris les yeux. Et après deux secondes...

- Waaaaaaa ! C'est magnifique !
- Je savais que tu aimerais ! Je t'avais prévenu.
- Je ne m'attendais pas du tout à ça !

J'étais assise sur la souche d'un arbre, à l'abri de la pluie. À mes pieds, s'étendait un étang d'une couleur bleue grise, entouré d'herbe qui m'arrivait aux genoux. Les arbres aux alentours étaient si denses que leurs branches s'entremêlaient au-dessus du point d'eau, laissant passer par rayon le peu de lumière que donnait le ciel aujourd'hui. Avec la pluie, des milliers de gouttes d'eau tombaient en petites étoiles brillantes entrainant des ondes gracieuses et musicales à la surface de l'étang.

- Tu avais raison Alice ! J'adore.Comment as-tu eu connaissance de cet endroit, tu es arrivée depuis si peu de temps ?
- C'est mon frère Edward qui m'a amené ici. Il est assez solitaire, il aime s'isoler. Et comme j'aime savoir où il se trouve je l'ai accompagné. En voyant ce spectacle, j'ai pensé que tu apprécierais. La pluie l'embellie encore plus je trouve.

Nous restâmes silencieuses plusieurs minutes, totalement subjuguées par le lieu.

- Alice, je vais faire un tour de l'autre côté. Je reviens.
- Ne t'éloigne pas trop, je ne voudrais pas que cette fois, ce soit toi qui te perde. Me dit-elle en souriant.
- Je devrais pouvoir m'en sortir.

Je longeais la rive en essayant de ne pas glisser et de me retrouver les fesses par terre. La pluie et le sol boueux ne me facilitaient pas la tâche. J'arrivais à l'opposé des arbres sous lesquels nous étions assises avec Alice. Je ne la voyais plus, elle devait à son tour faire quelques pas. Je me mis à l'abri d'un grand sapin bleu. Magnifique. Aucun autre mot ne me venait pour décrire ce que je voyais. Je me mis dos à l'arbre, me laissant glisser le long de l'écorce pour venir m'asseoir entre les racines. Une dizaine de minute passa. Je ne me lassais pas d'observer le plan d'eau. Inconsciemment je m'étais mise à caresser mon ventre, lentement, comme pour faire passer mon bien être à mon bébé.
Je sursautais ! Alice venait de passer devant moi. Aucun bruit ne m'avait avertie de son arrivée, comment s'y prenait elle pour se déplacer si gracieusement telle une danseuse, dans un silence total. Étonnamment, elle semblait ne pas m'avoir vu, pourtant j'étais bien visible. Mon cœur se calma après quelques secondes.

- Lily ?

En effet elle ne m'avait absolument pas repéré. Je me levais.

- Je suis là Alice !

Elle sursauta à son tour.

- Wou ! Tu m'as fait peur ! Je savais que tu étais dans les parages, mais je ne t'ai absolument pas vu en passant. Comment as-tu fait pour te camoufler ?
- Je n'ai rien fait du tout. Je suis simplement restée assise ici.

Pour la première fois depuis notre rencontre elle semblait étonnée, vraiment surprise.

- Et toi, dis-moi, comment arrives tu à te déplacer aussi silencieusement.
- Si ton don est de te camoufler, le mien est d'être un félin.

Elle partit dans un fou rire qui m'entraîna à mon tour dans l'hilarité.

- Alice, si tu me ramenais à la maison. A priori le fait d'être trempée ne te dérange pas, malheureusement moi je suis frigorifiée.

Des tremblements commençaient à parcourir tout mon corps. Mon pantalon avait changé de couleur avec l'humidité et je sentais mes chaussettes coller aux orteils glacés. Mon blouson ne me servait plus à rien. Je n'avais pas prévu qu'il pleuvrait autant...

- Oui viens allons y.

Nous reprîmes le chemin pour retourner à la voiture. Alice marchait très vite, je devais trottiner pour ne pas me laisser distancer. Arrivée, elle ouvrit le coffre et me tendit des vêtements secs.

- Je savais que nous serions mouillées, j'ai tout prévu. Change-toi la première dans la voiture.

Je ne me fis pas priée. J'enlevais mon jean et mon chemisier et enfilais à la place... Ho mon dieu ! Une jupe blanche avec un débardeur chocolat avec des motifs crème. Le plus difficile fut d'enfiler le gros collant, à l'arrière d'une voiture, un vrai sport. Un gilet noir finissait la tenue et me tenait chaud.

- Alice, je ne suis pas un mannequin ! Je n'ai pas du tout l'habitude de porter ce genre de vêtements.
- Tu devrais pourtant, ça te va très bien. Me dit-elle en riant. Aller passe devant que je puisse me changer à mon tour.

J'enjambais le siège et m'installais du côté passager. En moins d'une minute Alice se changea.

- Tu es rapide dis donc !
- C'est une question d'agilité.
- Merci, ça veux dire que je ne suis pas souple !
- Mais non, simplement que je le suis plus que toi !
- Je me changerais en arrivant pour te rendre tout ça.
- Tu plaisantes j'espère ! Garde là, elle te va vraiment bien.
- Merci beaucoup. Je t'apprécie énormément.
- C'est bien réciproque Lily ! Aller rentrons.

Une heure plus tard, nous étions rentrées.

- Merci pour cet après-midi, j'ai vraiment passé un bon moment.
- De rien, j'ai moi aussi passé un bon moment ! Ce sera à refaire.
- Un jour où il ne pleuvra pas cette fois ! dis-je en riant.
- Oui on verra ça. Aller Lily, je file, je vais être en retard pour le repas familial. En plus Léo ne va pas tarder à rentrer.

Elle me serra dans ses bras, une étreinte amicale glacée, elle ne s'était pas réchauffée malgré le temps passé au chaud dans la voiture. De plus en plus étrange...

 

Par Chippenden
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 21:55
Chapitre 4 : Loup

 


J’entendis la voiture de Léo entrer dans la coure, peut être trois minutes après le départ d’Alice. A nouveau, je me demandais comment elle avait pu prévoir le retour de mon chéri avec autant de précision. Chance ? Ou réelle prémonition ? Je ne savais plus quoi penser.


Cette jeune femme me paraissait étrange, pourtant tout en elle m’attirait, me donnait confiance. En sa présence, je me sentais en sécurité. Possible qu’après avoir vu cet être brillant dans la forêt, je cherchais à me rassurer et que la présence d’Alice avait ce rôle.


Assise dans le canapé, je réfléchissais. J’entendis la porte d’entrée se refermer et Léo apparu dans le salon. Je ne lui laissais pas le temps d’ouvrir la bouche, je sautais du canapé pour me jeter dans ces bras. Je l’embrassais avant de l’enlacer, comme si ne nous étions pas vus depuis quinze jours. Il me serra dans ses bras à son tour, la chaleur qui émanait de son corps contrastait fortement avec le froid glacial que j’avais ressenti dans l’étreinte amicale d’Alice. Les deux extrêmes.


Léo me regarda dans les yeux, en fronçant les sourcils.

- Pouaaaa, mon cœur, c’est quoi ce nouveau parfum ? Me demanda-t-il avec une moue dégoutée.

- Le même que d’habitude, je n’ai pas changé !

- Tu plaisante ! Tu sens vraiment fort, je ne pourrais pas décrire cette odeur. Je n’aime pas du tout. Tu es allée câliner un hippopotame ce n’est pas possible !

- Bien sûr ! Je me suis roulée dans la litière de tous les animaux du zoo.

- Je ne sais pas ce que tu as fait, mais tu sens mauvais !


Il se mit à rire et me relâcha. D’un seul coup ses yeux s’agrandir de stupeur ?


- Quoi encore?

- C’est quoi ces vêtements ?


J’avais oublié, je portais toujours les vêtements qu’Alice m’avait offert.


- C’est un cadeau de ma nouvelle amie, Alice. Nous sommes allées nous promener, mais avec la pluie j’ai vite été trempée. Heureusement, elle avait prévu des affaires de rechange et voilà ! C’est aussi simple que ça.

- Ton amie à très bon goûts, tu es resplendissante.


Le gène m’envahie, le rouge dû me monter au joues et je baissais la tête pour échapper à son regard.


- Je ne suis pas très à l’aise, tu sais que je n’ai pas l’habitude de porter ce genre de choses.

- Il faudra bien t’y faire ! Maintenant que je t’ai vu comme ça, tu as intérêt à les remettre. Me dit-il en souriant de toutes ses dents.

- Tu ne vas pas me croquer quand même ? Provocatrice je m’approchais petit à petit de lui.

- Pas de risque pour le moment ! Tu sens vraiment trop fort, tu pues!


A peine sa phrase achevée, il me souleva de terre, me chargea sur ses épaules comme un sac de patates et m’emmena dans la salle de bain.


- Douche obligatoire avant quoi que ce soit mon cœur !


Je glissais mes pieds sous les draps et m’allongeais. Morphée ne mis pas longtemps à venir me chercher et m’emmener au pays du sommeil. Je rêvais, j’étais allongée sur la plage, le soleil me chauffait la peau et le sable glissait sur mes pieds. Vraiment agréable. Soudainement, le rêve vira au cauchemar. Je me rendais compte que je ne pouvais plus bouger, le soleil se rapprochais de moi, sa chaleur de plus en plus importante me brûlait. Je voulais crier mais aucun son ne sortait de ma bouche… Je m’éveillais, toute transpirante, encore sous le choc de ce que venait de me faire vivre mon inconscient. Léo dormait paisiblement à coté de moi. Je me collais contre lui pour me rendormir, IMPOSSIBLE, il était brûlant. Enfin, brûlant, il ne faut pas exagérer non plus, mais sa température était bien plus haute que la mienne, comme une bouillote. Je ne l’avais jamais vu avoir aussi chaud. Il paraissait pourtant paisible, il dormait un sourire aux lèvres, pas de signes de fièvre. Fanely, arrête de t’inquiéter, c’est sans doute toi qui a pris froid. Je m’installais sur le ventre, la tête dans l’oreiller et la couverture remontée jusqu’au nez, bien au chaud, mais moins que contre mon chéri. Je ne mis pas longtemps à me rendormir dans un sommeil sans rêve cette fois ci.


Pour la deuxième fois de la nuit j’ouvris les yeux, il me semblait entendre des hurlements dans un nouveau songe. Léo n’était plus à coté de moi, la place était froide ce qui me fit penser qu’il devait être debout depuis longtemps. Le réveil indiquait quatre heure, j’avais encore le temps de dormir. J’attendis quelques minutes mais Léo ne revint pas, je décidais donc de me lever pour voir si il allait bien. Sortant de la chambre, je vis la porte d’entrée grande ouverte. Je m’apprêtais à sortir sur le balcon quand je fus figée par un long hurlement. Pas un cri humain mais animal, celui d’un loup, comme on peut les entendre dans les films. Un long frison descendit le long de ma colonne vertébrale. Que devais-je faire, fermer la porte en vitesse ? Oui mais Léo était sans aucun doute dehors, sinon pourquoi la porte serait-elle ouverte. Un deuxième hurlement, plus long et plus strident celui là, comme si la bête avait peur. Paniquée, je réussis malgré tout à m’armer de courage et sortis sur le balcon. Je regardais par-dessus la rambarde vers la coure, rien.


- Léo !!!!!!!!!!!


Pas de réponse, seul un bruit de branche cassée me parvint. Je fis silence pour ne pas provoquer la bête si c’était bien elle. Le vent était glacial, tout mon corps tremblait, je ne savais si c’était plus de froid que de peur.


- Léooooo !

- Je suis là Fanely. Il sortait de sous les arbres. Arrête de crier s’il te plait.

- Hein !!! Tu veux que je m’arrête alors que tu es dehors et qu’un loup se ballade dans les parages !

- Calme-toi ! Je vais bien. Je suis sorti quand je l’ai entendu la première fois pour le voir.

- Tu es vraiment fou, il aurait pu te blesser !


J’étais en colère, il était complètement stupide. Il remontait les escaliers et arrivait vers moi. Simplement habillé de son boxer, il ne semblait pas sentir le froid glacial de cette nuit de février.


- Tu vas prendre froid habillé comme ça en plus !!!

- Je vais bien mon cœur, je vais bien.


Je remarquais à la lueur de la lune que les épaules de Léo étaient plus saillantes que d’habitude, il avait du reprendre la musculation sans m’en parler. Je ne m’en étais absolument pas rendu compte, ces biceps ressortaient bien ainsi que ces veines, visibles le long de ces bras, ces muscles pectoraux formaient deux rectangles parfaitement symétriques et en dessous naissaient ce j’aimais appeler les « tablettes de chocolat ». Sa peau naturellement bronzée brillait sous les rayons de l’astre, je ne pu m’empêcher de le dévorer des yeux. Il me prit dans ses bras et j’eu bien du mal à rester tranquille, les hormones de la grossesse ne m’aidant absolument pas. Comme par magie toute ma colère s’évapora, comme hypnotisée, je n’arrivais pas à être autoritaire ou méchante avec lui quand j’étais blottie contre son épaule, son corps chaud réchauffant le mien.


- Excuse-moi, dis-je honteuse, je n’aurais pas dû m’énerver. Mais j’ai eu atrocement peur.

- Je ne t’en veux pas, je comprends. C’est plutôt à moi de m’excuser de t’avoir effrayé ainsi.


Il posa sa main sur mon ventre avant de poursuivre.


- Il faut que je fasse plus attention, je ne veux pas prendre le risque de perdre toi et le bébé.


Il me caressait le dos pour m’aider à retrouver mon calme. Me soulevant comme quelques heures plus tôt il me ramena dans la chambre où je me rallongeais, il se calla contre moi, je ne résistais pas longtemps et m’endormis.


Au matin, Léo me parut énervé, agité comme si quelque chose le contrariait, ne voulant pas l’irriter davantage je ne dis rien. Pourtant, pendant le petit déjeuner il me sembla de plus en plus pensif. Il se décida enfin à parler.


- Mon cœur, je vais aller passer quelques jours chez mes parents.

- Ha ? Je peux savoir pourquoi ?

- J’ai besoin de parler à mon père.


Il dû s’apercevoir de mon air inquiet car il poursuivit.


- Rien de bien grave ne t’en fait pas ! Je serais vite de retour.

- Tu ne peux pas attendre que j’aie un jour de repos pour t’accompagner ?

- J’aimerais, mais c’est urgent. Je vais profiter du week end pour y aller.

- Je ne peux plus rien dire, ta décision est vraiment prise ?


Il sembla hésiter, nous nous éloignons rarement l’un de l’autre, encore moins pour plusieurs jours, cela était trop difficile. Néanmoins son souci devait être important.


- Oui je dois avoir des réponses rapidement. Je t’appellerais c’est promis !


Je cachais ma tristesse, ne voulant pas rendre son départ encore plus difficile, je n’étais plus une petite fille. Après des adieux à rallonge, nous prîmes chacun notre voiture, Leo pris la direction de la capitale et moi à l’opposé à l’hôpital.


Ces deux jours me parurent durer une éternité, Léo m’appela pourtant plusieurs fois pour prendre de mes nouvelles, mais je restais inquiète. Je ne connaissais toujours pas la raison de cette visite, et pourquoi il avait tant besoin de parler à son père. Il rentra le dimanche soir, mais ne m’annonça pas une bonne nouvelle, n’ayant pas eu toutes les réponses par son père il envisageait d’aller aux Etats Unis pour en discuter avec son grand-père.


- Je n’ai toujours pas l’autorisation de savoir le sujet de ce questionnement ?

- Désolé, mais non mon cœur !


Il semblait vraiment peiné de ne pouvoir m’en dire plus. Quand j’aurais compris moi-même, je te raconterais tout. Pour le moment, il est préférable que tu ne saches rien. J'ai déja appeler mon patron pour le prévenir de mon abscence pour quelques jours.


- Je suppose que je ne peux donc pas t’accompagner ?

- Hélas non. J’aurais préféré mais ce n’est pas possible. Mon père vient avec moi, il en profitera pour revoir sa famille et ses amis qu’il n’a pas vu depuis une décennie.


Je fus soulagée de savoir que Paco serait du voyage, au moins il ne partait pas seul.


- Vous connaissez la date de votre départ ?

- Mon père s’occupe de la réservation des billets d’avion, je ne sais pas encore. Nous logerons chez mon grand-père dans la réserve Quileute, c’est près de la ville de Forks, au nord ouest des Etats- Unis.

- J’aimerais tellement t’accompagner…

- La prochaine fois, je te le promets, tu viendras… Tu vas tellement me manquer !


Il me prit dans ses bras avec force, comme si il avait peur de ne jamais me revoir. En lui rendant son étreinte, j’y fis passer tous mes sentiments, peur, colère, amour, stress… Sans que je ne puisse les retenir, des larmes se mirent à couler le long de mes joues.


- Ne pleure pas, ce n’est qu’un voyage de peu de temps. Je reviendrais vite.

- Je sais, mais je ne peux pas m’en empêcher.

- Pourquoi n’appellerais tu pas ton amie Alice, ou bien Julie ?

- Julie est encore en cours et je n’ai pas le numéro d’Alice, c’est toujours elle qui m’appelle.

- Mince… Ma mère travaille mais elle passera te voir, elle me l’a dit.

- Ne t’inquiète pas, ça va aller.


Je n’en pensais pas moins, mais je ne voulais pas l’inquiéter. Nous passâmes le reste de la journée enlacés sur le canapé, voulant profiter un maximum l’un de l’autre avant le départ. Un appel de Paco nous tira de notre câlin. Le vol était prévu pour le lendemain après midi, je ne travaillais pas, je pouvais donc les emmener à l’aéroport. J’aidais ensuite Léo à préparer ces bagages pour une quinzaine de jours, il espérait ne pas s’attarder plus d’une semaine, mais il était prévoyant. La soirée passa très vite, Léo me murmurant des mots doux à l’oreille pour me rassurer.


Le lendemain, j’accompagnais donc les deux hommes jusqu'au terminal. J’essayai de faire bonne figure mais le cœur n’y était pas, j’étais triste. Devant Paco, Léo et moi, nous fîmes des aurevoirs simples, sans chichis, c’était peu être mieux ainsi, beaucoup moins difficile. Ils embarquèrent ensuite, j’attendis que leur avion décolle et qu’il disparaisse de ma vue pour rentrer à la maison.

Par Chippenden
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